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Au Parc Floral de Paris, près du Château de Vincennes
Du 15 au 22 octobre 2017

Le salon Réalités
Nouvelles

"Réalités Nouvelles", manifestation d'art contemporain mettant en avant l'abstraction, et plus largement tous les arts non figuratifs, est organisé par l'association du même nom, et ce depuis plus de 70 ans.
Ce salon est animé par les artistes eux-même : une particularité notable qu'ils mettent en avant. Une garantie d'y trouver l'énergie et la sincérité des passionnés impliqués, non seulement dans la promotion de leur art mais aussi dans l'accueil physique du public sur le lieu.

 

On peut découvrir environ 400 artistes, chacun présentant une œuvre, et une large variété d'expressions : peinture, dessin, gravure, sculpture et photographie. Sans oublier des sections "hommages" à des artistes disparus, un espace dédié à des jeunes artistes invités, ainsi qu'un espace "art et sciences"
 

                                                                               Par Marc Gauthier

Coups de cœur - épisode 1

Une grande partie de l'espace du salon présente
des artistes aux préoccupations géométriques,
dans des directions formelles variées.

La ligne et le trait, l'épaisseur, qui soulignent, qui questionnent la forme. Les surfaces de couleurs, les aplats réguliers et calmes, les assemblages, cadrages, rangements et dérangements, perspectives et illusions, tout autant de
questions simples, importantes et éternelles.

Une beauté des formes affirmées, imposées,
dominante. Une présence évidente.

"Cube décalé" - 2017
de Antonius DRIESSENS
assemblage de bois vieilli et bois brûlé
150X66X66

"Dédale" - 2013
de Françoise AUBRY
Acrylique sur Plaques de PMMA
100X100

"Sans titre" - 2015
de Eliza DEVIE
Technique mixte
190X175X20

"Sans titre" - 2015
de Gilles DROUIN
Acrylique sur toile
100X100

"Les ondes" - 2015
de Song Hwa KO
Huile sur toile
65X81

Coups de cœur
épisode 2

"L'éternité et l'éphémère" - 2016
de Rogine DORE
Acrylique sur papier marouflé sur toile
150X114

"Quand le soleil s'éparpille" - 2017
de Perrine RABOUIN
Huile sur toile
148X114

Au salon "Réalités Nouvelles", l' abstraction a aussi rendez-vous avec les acteurs d'une belle peinture  lyrique colorée, pleine de vitalité, tout en éclats explosifs. Peinture du geste, de la posture. Peinture du cri intérieur, du souffle libérateur.
Force et pureté, tant les glissements du trait, les éclats de la couleur, les dérapages contrôlés de la brosse, de la main, et du bras du peintre, montrent tout un condensé miraculeux de ce qui compte et ce qui émeut.

"A Bigger Garden 13" - 2017
de Manu RICH
Techniques mixtes sur toile
130X162

"Une colline" - 2016
de Françoise BLONDEL
Acrylique sur toile
146X114

"Fêlure" - 2017
de Céline WEBER
Acrylique sur toile
150X150

Au-delà du lyrisme qui nous plaît fortement chez Bella Z'Art, d'autres artistes du salon nous font la démonstration d'une force de la tranquillité, une organisation  de la légèreté.

Coups de cœur
épisode 3

Des œuvres dans lesquelles le mouvement est une nuance flottante, une vibration ponctuelle, et même peut-être un murmure de souvenir d'enfance. Des œuvres plus douces, mais pas moins denses. Des œuvres plus calmes, mais pas moins profondes et complexes.

"In-21" - 2016
de Christine CURTENELLE
Acrylique sur toile
150X150

"Table" - 2016
de Delphine HOGARTH
Huile, Acrylique, Encre sur toile
162X97

"Bloom XVIII" - 2017
de Raphaëlle BOUTIE
 Acrylique et crayon sur toile
130X81

"Série Noir et Dix" - 2016
de Tanya ANGELOVA
Technique mixte pigments,
acrylique, fils de coton
soie sauvage
100X100

Coups de cœur
épisode 4

Un très bel espace au centre de l'exposition est dédié à la sculpture et on y trouve une belle représentation de la minéralité. Pierre, granit, ardoise, béton, avec le verre aussi et le bois souvent.

Une très belle pièce en béton de Nicole VALENTIN. Un demi hémisphère, aux nuances de noir, de gris forts, de gris plus doux.
Des aspérités légères pour une superbe minéralité et

la courbure régulière de cette demi boule obsédante.

"Passage" - 2017
de Nicole VALENTIN
Béton
60X60X60

Pierre de meule - 2017
de Philip BODET
60X60X8
 

"Colonnes" - 2014-2015
de Alban LANORE
Chêne calciné
 

La circularité encore avec la pièce en pierre
de meule de Philip BODET, et son ouverture intérieure,
visible de face sous cet angle, qui dessine en creux comme
une arme pointue, évoquée, telle une incision silencieuse, possible
élément de perturbation intérieure dans l'équilibre apparent du cercle parfait.
Et les belles colonnes totémiques de Alban LANORE, trois figures érigées, de chêne bicolore, bois clair dans des zones brutes et bois noir dans d'autres calcinées.

"Souffle" - 2017
de Sezny PERON
Ardoise et Bois
150X85X5
 

Un grand panneau de Sezny PERON déroule un noir profond pour une minéralité grave. Rainures, espaces tracés, et des petites bandes d'ardoise obliques, intégrées dans la partie inférieure de la structure. Un superbe espace immaculé.
Luxe, calme et pureté.


Et terminons ce parcours synthétique
avec les œuvres organiques, arrondies
et expressives de Yannick CONNAN : petites créatures fantastiques, aux lignes imaginaires, qui semblent échouées comme rejetée dans notre monde par
un océan farceur.

"Grande Bête" - 2011-2016
de Yannick CONNAN
Granit assemblé et taillé - verre coulé
48X38X30 - (X2)
 

Coups de cœur
épisode 5

Retrouvez aussi, à Réalités nouvelles,
4 artistes présents dans la galerie en ligne de Bella Z'Art.

Dans l'univers de
Jean François BERJOAN,
on voit se dessiner une géographie imaginaire, nourrie de texture, de matière, d'épaisseur. Une certaine douceur de la palette sur le fond de la toile et la force vive des motifs telluriques. Des reliefs évoqués, des murmures de frissons au bord du monde, comme ici dans un instant qui semble en apesanteur.

"Sans titre" - 2016
de Jean-François BERJOAN

120X120


Diane De CICCO présente une superbe toile en noir, gris et blanc. De beaux secteurs de nuances de gris, sous la dominante d'une force noire. Le blanc
est présent aussi, périphérique et circulaire. les contrastes sont puissants.
La présence de la toile est frontale. L'équilibre est délicieux. L'abstraction
est riche de passages, de mouvements légers, de flottements vibratoires,
de battements silencieux.

 

"Le Silence de Verdun" - 2016

de Diane De CICCO
Encre et acrylique sur toile,

100X100

Delphine EPRON présente un monde végétal abstrait, dans lequel les couleurs vives révèlent les matières organiques, florales ou feuillues, dans un jeu d'échelle. L'artiste dit qu'elle cherche à retrouver des sensations, des émotions dans le "souvenir d'une géographie botanique".  Artiste chercheuse,
elle marie ici l'acrylique à la gravure. Passages légers de couleurs fortes, secteurs en reliefs plus granuleux.
Il faut voir cette peinture
sensitive et vibratoire.

 

"Sans titre" - 2017

de Delphine EPRON
Acrylique et xylogravure sur toile
114X116

Laurent DESCHAMPS poursuit son travail sur la couleur et le mouvement. Après les œuvres nourries de signes et de traces, dessinées dans des réseaux denses et acrobatiques, nous voici face

à moins de densité graphique et plus

de calme chromatique. Ici place à plus

de respiration. Plus de lenteur aussi.

Mais toujours ces ondulations, ici dans des mouvements frissonnants, comme des lumières douces et flottantes

à la surface d'un halo blanc plus fort.
 

"Flashs" - 2017
de Laurent DESCHAMPS
Encre et Acrylique sur toile

100X100

Coups de cœur
épisode 6

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photographie

"Sans titre" - 2017

de François PATTEZ
100X70

Photomatière NY12 - 2/10 - 2016
de Catherine AZNAR

Impression directe sur aluminium

180X110

Deux photographes de l'abstraction sont présentés ici dans ces "coups de cœur". Une fluidité et une légèreté. Deux artistes qui retournent comme un gant la réalité : non pas pour en découvrir un "envers" caché du décor,  mais plutôt un "en-dedans" de l'émotion brute.

François PATTEZ présente une proposition qui parle fortement de lignes et de géométrie : une structure verticale parcourue de tracés horizontaux, délimitant des zones et des surfaces, ainsi que des lignes obliques comme des traces et des rainures dans ce qui semblerait être, par endroit, une matière creusée, parfois dans la lumière qui révèle les gris, d'autres fois en ombre profonde qui marque les noirs. L'ensemble est une proposition où les sensations de couleur et de matière sont présentes, organisation minimaliste mais fondamentalement structurée, au dynamisme fort.

Catherine AZNAR présente une "photomatière", un terme qui nous questionne, non seulement techniquement, mais encore émotionnellement.
La surface de la photo, dans sa révélation, raconte la coulure, le glissement de la chimie, de la matière fine en suspension. Le mouvement et sa fin : le dessin lentement arrêté d'un tracé aux contours irréguliers, comme celui accidentel de la lave refroidie qui se fige. La matière
couleur, coulure, dilution, est au cœur de la graphie. On se retrouve alors devant un univers fascinant d'équilibre, l'évidence d'une simplicité. Et on se demande ou s'arrête l'accident de la coulure libérée, révélée et où commence le geste fixateur de l'artiste.

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