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80 rue du Château
92100 Boulogne-Billancourt
 

Exposition Art is all you need III


L'exposition présentait les œuvres récentes des artistes de la galerie.

C'était du 1er février au 3 mars 2018

Nos coups de cœur

Pauline Ohrel

La Cour (2018) ​- grillage

environ 180 cm

Deux silhouettes féminines. Des visages et des corps expressifs. Grillage et tressage, le résultat donne une œuvre d'une belle légèreté suggestive. Les mailles du grillage, très apparentes
dans la partie basse, dans
le bouffant de la tenue, laissent voir dans la partie supérieure le travail fin de  serrage, de torsion, pour qu'apparaissent les figures

et expressions humaines.
La magie douce et fluide

de la structure fonctionne

avec légèreté dans cette œuvre qui frissonne dans

les courants d'air.
 

L’œuf est une forme qui donne traditionnellement des lignes courbes, une régularité sans accroc et une douceur générale. Dans cette œuvre ludique, le principe est de jouer sur une ambiguïté et une opposition entre la douce régularité des lignes (qu'on devine sous la surface dans la pièce de porcelaine) et la couche supérieure argentée hérissée de petits pics indésirables qui interdisent le contact. Disparues la douceur et la sensualité de l’œuf ?

Pas tout à fait, puisque dans cette contradiction assumée, l’œuf piquant est tout autant attirant que repoussant.
Peut-être encore plus désirable parce qu'inquiétant ?

Comme dans tout jeu d'opposition, le déséquilibre provoque l'intérêt et même ici une certaine fascination pour cette jolie originalité.

Juliette Clovis

Forbidden Fruit - 2017 porcelaine de Limoges

et argent

16 x 13 x 13 cm

Arnaud Franc

"Dépasser les limites" - 2017
technique mixte sur papier 42 x 59 cm​

Une belle peinture aux tendances expressionnistes : un fond clair subtilement matiéré,

des traits épais lâchés comme des traces de surface, une silhouette à peine dessinée, pleine surtout de la couleur forte posée pour délimiter ou rehausser des formes.

Ce personnage penché en avant, qui se tient le visage dans les mains, présente alors un

très bel équilibre car il est tout autant silencieusement narratif que bruyamment explosif

de matière légère et de couleur forte.

Nicolas Rivals

La Linea Roja #4

photographie contrecollée

édition de 80 x 120 cm

Une image double : à droite un paysage d'océan crépusculaire à la surface nappée de brume évanescente aux accents romantiques, à gauche un arbre dressé, par le dessous éclairé d'une lumière rouge puissante qui vient dessiner les lignes entremêlées de la roche et du végétal. Le spectateur se retrouve alors comme dans la toile romantique le Voyageur au-dessus de la mer de nuages, de Caspar David Friedrich, le regard hypnotisé par la majesté des lieux, dans une rêverie silencieuse. Avec en plus cette focalisation colorée si forte, ce rouge marqué comme une pulsation, telle l'agitation intérieure d'un spectateur convoqué dans un mouvement émotionnel, pris par la force du lieu qui le dépasse.

Amélie Le Grelle

Sans titre - 2018

huile sur bois

80 x 60 cm

Ce qui frappe d'abord, dans cette œuvre de paysage urbain, c'est l'équilibre de

la composition entre la maison, le ciel, les buissons 

et la route du premier plan. Une belle composition

en diagonale, dont les lignes supérieures du toit

et les lignes inférieures

de la route en amorce offrent une belle dynamique vers un point de fuite hors du cadre. 
Le cadrage choisi, très photographique, et ce hors cadre présent, dans cette dynamique transversale, apportent un intérêt beaucoup plus fort  que si les éléments étaient horizontaux et frontaux. Ce décentrage apporte un décalage qui fait toute l'identité graphique

de l’œuvre.

Et on voit ensuite dans cette peinture la belle lumière froide, le frissonnement murmurant des buissons dans cette superbe palette de verts,

et la présence morcelée
du ciel.

Pas de présence humaine toutefois, une impression d'absence silencieuse, dans cet univers pourtant si marqué par le façonnage humain, puisque ni la route ni la maison ne sont naturelles. Dans la ville des hommes, même la nature est restructurée, en bosquets posés, tracés et tenus.

Une impression générale de silence puisque l'homme semble absent, parti ou pas encore rentré. Le silence qui pénètre la zone résidentielle vidée en journée de ses habitants. Il reste la maison

et la force pleine de sa présence et de sa stature architecturale, pour nous raconter une histoire humaine, sans nous...

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