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Salon
MAC Paris

Au Bastille Design Center à Paris, du 14 au 19 novembre,
6 jours
de présentation - une trentaine d'artistes pour une palette multiforme de l'art contemporain.

Par Marc Gauthier
 

Vernissage
mardi 14

novembre

Nos coups de cœur

Beatriz GUZMAN CATENA, peintre

"Devant nous" - 140 x 210 - techniques mixtes sur toile - 2017

"Je travaille sur la notion d’instabilité en relation à un passé, un vécu..."


L'artiste est architecte de formation et ses univers picturaux sont structurés dans des intérieurs de maisons, des pièces de vie. Pour elle toute la question est là : représenter une vie humaine, dans un présent descriptif et figuratif, tout en y mêlant des éléments de souvenirs, d'un passé plus ou moins lointain. Le résultat est une œuvre essentiellement figurative aux accents symboliques et aux nuances surréalistes. Une évocation tout autant qu'une histoire. Un schéma narratif dont il faut trouver le fil, pour le suivre au long d'un parcours foisonnant où l'on rencontre les objets et leurs couleurs, les humains et leurs gestes, leurs postures contemplatives.

Ces deux personnages nous tournent le dos. Ils semblent absorbés.  Nous ne voyons pas l'objet de leur intérêt, de leur contemplation. Mais nous sommes emportés par le mouvement derrière eux, donc devant nous.  A leur insu ? Avec leur complicité ? L’œuvre  est un jeu de plans, une mise en scène qui organise un questionnement passé / présent, dans un entre - monde et un entre - temps où flottent des objets souvenirs. C'est une peinture forte et douce, entre réalisme et onirisme, où le présent à voir raconte les souvenirs à laisser venir, avec les accords et les accents d'une certaine nostalgie.

Olivier MICHEL, artiste plasticien

"Zone de turbulence" - 70 x 50 - 2017

Olivier Michel présente une œuvre du détournement. Le matériau utilisé (des rubans de PVC souple) est sorti de son contexte habituel industriel et technique pour devenir une matière au service de la création artistique.

L'artiste installe ses rubans dans un support encadré. Le PVC ainsi enroulé, captif dans une structure qui le maintient dans des positions et  des formes contraintes,  doit chercher un temps le mouvement pour se libérer. La matière cherche son expansion. Au final le tout se fixe sous les doigts organisateurs de l'artiste, dans une position que l'on devine fragile, que l'on rêve peut-être éphémère. On désire voir le débordement, la fuite de la matière qui se déroulerait. Et pourtant tout se tient, dans un calme silencieux et reposant.

L’œuvre minimaliste est d'une jolie pureté graphique. Les lignes rondes donnent une création abstraite, légère, singulière et sensuelle. 

Jean Philippe BRUNAUD, peintre

Sans titre

Les trois grandes toiles de l'artiste

au premier étage du Bastille Design Center

Un premier plan de paysage. Une silhouette de personnage au centre dans un arrière-plan plus lointain. L'organisation de l'image est schématiquement posée : si humanité il y a, elle est vue à travers un enchevêtrement végétal qui, comme l'épaisseur amalgamée du buisson dense, ne nous donne pas envie d'avancer. Rester devant, rester en retrait. Rester loin peut-être, et ne deviner de l'homme que ses gestes imprécis, n'entendre que les sons étouffés par la densité végétale, ne pouvoir que deviner son humanité ? Derrière la présence forte, épaisse et dense de la nature qui domine et verrouille le cadre, le petit homme, central et comme digéré par le monde, est à peine accessible.
Si l'homme d'aujourd'hui se croit le maître d'un monde qu'il malmène, qu'il use et fatigue jusqu'à l'agonie, dans cette peinture subtile la nature prend une manière de revanche silencieuse et radicale.

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